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Visite guidée avec Pamela Golbin, conservatrice du Musée des Arts Décoratifs de Paris

En consacrant une exposition exceptionnelle à Cristobal Balenciaga, le Musée des Arts Décoratifs de Paris rend hommage à un styliste dont l'emprunte sur la mode n'est plus à prouver.
Plus de 30 ans après sa mort, Balenciaga est encore et toujours une référence de couture pour sa vision à la fois minimaliste et rigoureusement travaillé du vêtement. En quelque quarante ans de carrière, celui que Christian Dior appelait avec révérence "le maître" laisse derrière lui d'innombrables pièces emblématiques à l'image de la robe sac ou tunique et du tailleur semi-ajusté.
En 1972, Cristobal Balenciaga s'éteint après avoir fermé sa maison de couture. Celle-ci connaît au fil des années de nombreux changements avant d'être prise en main, en 1997, par Nicolas Ghesquière, son actuel directeur artistique. En véritable héritier du grand maître, Ghesquière sait reprendre les codes de la maison tout en lui imposant sa patte créative. Forte de cette cure de jouvence, la maison Balenciaga est de retour.

Publiée le : 06 novembre 2006

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Par Danielle Nguyen Dinh - 28 Juin 2009
  C'était un Maître, j'en témoigne.
 Ce que j'ai aimé : Découverte de cet article (déjà ancien) par hasard.En écoutant la présentatrice, j'ai relevé une phrase étonnante, tant elle "colle" avec un souvenir qui m'a particulièrement marqué lorsque j'étais l'un de ses mannequins dans sa maison de couture à Paris : (Parlant de ses débuts) "... Cristobal Balenciaga était autodidacte. Il achetait des modèles et les démontait...",Quel souvenir ? Un témoignage qui atteste que cet apprentissage de la couture s'est transformé en maîtrise. L'emmanchure, plutôt compliquée, d'une veste de tailleur que l'on réalisait sur moi donnait du fil à retordre (expression appropriée !) à la "Première" d'atelier et à la "Seconde" chargées de la reproduire d'après le dessin du modéliste. Un essayage, puis un autre, puis un autre encore : rien à faire. Le tissu faisait soit des faux plis, soit des becs. Ces dames, pourtant très qualifiées, avaient beau bâtir dans un sens ou dans un autre, ça n'allait pas. Muette - comme il se devait - mais pas sourde, je les entendais se chuchoter discrètement, que si c'était joli sur le dessin, cela ne leur paraissait pas réalisable en réalité. Hésitantes, elles me présentèrent au maître une fois de plus, bien désolées de n'avoir pas fait beaucoup mieux que la fois précédente. Je fis mon petit tour de présentation. Monsieur Balenciaga me fit signe d'approcher. Il me fit bouger le bras tandis qu'il regardait mon emmanchure de face, puis de dos, puis soupira. D'un mot, il demanda la planche qui, s'emboîtant autour de sa taille grâce au demi-cercle évidée en son milieu, et posée sur les bras de son fauteuil, lui faisait un plan de travail. Il me fit retirer la veste qu'on lui tendit. Dans l'atelier, le travail cessa, tout le monde s'approcha en silence pour assister à la "leçon".On lui tendit ciseaux et aiguillées de fil, qu'il demanda d'un signe. Il décousit toutes les pièces qui formaient le vêtement. Avec des gestes sûrs, il manipula l 'étoffe, coupa, épingla, cousit, et ré-assembla peu à peu les morceaux jusqu'à terminer le vêtement. On enleva la planche. Il me fit signe d'approcher, m'enfila la veste, l'ajusta, me fit bouger le bras, sourit, regarda les deux femmes près de moi, puis toujours en silence, se détourna vers un autre vêtement. Il n'y avait plus de défaut. J'entendis la Première murmurer : "Oui, évidemment, comme ça..." Un maître, oui c'était un Maître...
Par Marlène Levistre - 17 Novembre 2006
  Musée des arts décoratifs.
 Ce que j'ai aimé : La vidéo rappelle bien l'ambiance mystérieuse et chaleureuse qui règne sur cette exposition. Bien commentée. Magnifique rétrospective des créations Balenciaga, luxueuse, du grand art dans un cadre parfait pour les amateurs de design et de mode.
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