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Deux journalistes français jugés en Papouasie

Le procès des deux journalistes français Valentine Bourrat et Thomas Dandois débute lundi 20 octobre devant le tribunal du district de Jayapura, capitale de la Papouasie occidentale. Employés par la société de production Memento, ces deux reporters ont été arrêtés par la police le 6 août dernier alors qu'ils effectuaient un reportage pour Arte sur les conditions de vie locales et les revendications des séparatistes de cette province indonésienne.
Ils vont devoir répondre devant la justice "d'usage abusif de visa d'entrée" en Indonésie. La peine pour ce délit peut atteindre jusqu'à cinq ans de prison.
Mobilisation pour leur libération
Depuis leur arrestation, l'association Reporters sans frontières (RSF) a lancé une pétition pour réclamer aux autorités indonésiennes leur libération immédiate. Le texte a déjà recueilli près de 11 000 signatures. "Cette pétition a pour but de faire entendre aux autorités indonésiennes qu'il serait absolument illégitime qu'elles retiennent plus longtemps les deux journalistes au motif de dissuader la couverture journalistique de la Papouasie", a expliqué Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.
Un comité de soutien a également été mis en place. Dans un communiqué, celuic-ci rappelle "que les journalistes précédemment arrêtés en Indonésie pour défaut de visa ont tous été expulsés au bout de quelques jours".

Contexte politique tendu en Papouasie
Mais le cas des deux journalistes Français, retenus pendant une période inhabituellement longue, intervient dans un contexte particulier. Thomas Dandois a en effet été interpellé dans un hôtel de la ville de Wamena (est) en compagnie de trois membres du Mouvement de la Papouasie libre (OPM), tandis que Valentine Bourrat a été appréhendée peu après.
Ces rebelles venaient des montagnes du centre de la Papouasie, dans le district de Lanny Jaya, où cinq séparatistes ont été abattus dans un échange de coups de feu avec des militaires quelques jours avant l'arrestation des journalistes. Deux policiers avaient été tués quelques jours plus tôt dans une embuscade attribuée à l'OPM.
Avec AFP

Publiée le : 20 octobre 2014

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