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Ebola : premier cas de contamination aux États-Unis, Obama prône de nouvelles mesures

Le président américain Barack Obama a ordonné la mise en ½uvre immédiate de nouvelles mesures pour vérifier que les services médicaux sont prêts à suivre les protocoles adéquats face à la fièvre Ebola, après l'apparition du premier cas de contamination aux États-Unis, a annoncé, dimanche 12 octobre, la Maison blanche.
Une aide-soignante du centre hospitalier Texas Health Presbyterian de Dallas, qui faisait partie de l'équipe qui a traité le Libérien Thomas Eric Duncan, mort du virus le 4 octobre, est atteinte à son tour, selon les résultats d'analyses pratiquées dimanche.

Par conséquent, les autorités fédérales doivent "prendre immédiatement des mesures supplémentaires pour garantir que les hôpitaux et les prestataires de soins de tous le pays sont prêts à suivre les protocoles s'ils ont des patients atteints de la fièvre Ebola", dit la Maison blanche dans un communiqué.
Plus tôt dans la journée, le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a parlé d'un manquement au protocole de soins. L'établissement en question a toutefois insisté sur le fait que cette patiente, qui a demandé une confidentialité totale sur son identité, portait l'équipement (masque, gants, tenue de protection) recommandé par les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).
Les autorités sanitaires ont tenu à souligner qu'elles s'étaient préparées à un second cas, mais elles ont confié être "très inquiètes" après cette contamination malgré les procédures en place.
La patiente dans un état stable
"Nous ignorons ce qu'il s'est passé au cours du traitement du patient de référence, c'est-à-dire le premier cas traité à Dallas, mais à un certain moment, il y a eu une faille dans le protocole qui a causé l'infection", a relevé le Dr. Thomas Frieden, directeur des CDC, lors d'une conférence de presse.
"À coup sûr, le protocole n'a, malheureusement et par inadvertance, pas été suivi", a estimé sur ABC le Dr. Anthony Fauci, directeur de l'Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID). "Cela arrive très rarement" depuis l'identification du virus en 1976.
De son côté, la malade a indiqué, selon les responsables sanitaires, qu'elle n'avait pas connaissance d'un quelconque non-respect du protocole.
Le Dr. Dan Varga, des services de santé du Texas, a précisé lors d'une conférence de presse distincte qu'elle se trouvait dans un "état stable". Aux dernières nouvelles, elle présente de "légers symptômes" et une "faible fièvre", a indiqué, pour sa part, le docteur Frieden.
Les médecins ont simplement employé le pronom "elle" pour faire référence à la malade. Selon la chaîne CNN, citant un responsable non identifié, il s'agirait d'une infirmière.
Dépistages à l'aéroport JFK de New York
Par ailleurs, les autorités sanitaires américaines surveillent toujours 48 personnes ayant côtoyé Duncan avant son hospitalisation et, compte tenu de cette contamination, vont désormais faire de même pour celles entrées en contact avec lui entre cette date et son décès le 4 octobre, a fait savoir Thomas Frieden. Les autorités tentent également d'identifier toutes celles ayant été en contact avec la malade.
Le juge Clay Jenkins, du comté de Dallas, s'est employé à rassurer la population : "Vous ne pouvez pas contracter Ebola en marchant à côté de quelqu'un dans la rue ou en étant en contact avec quelqu'un qui ne présente pas de symptômes". "Ce n'est pas une nouvelle qui devrait faire paniquer", a-t-il relevé.
Aux États-Unis, les dépistages ont commencé, samedi 11 octobre, à l'aéroport J.F. Kennedy de New York et se déroulent "sans incident", a rapporté le docteur Frieden dimanche matin. Ils devraient être étendus "jeudi" aux quatre autres aéroports prévus (Newark, Atlanta, Chicago, Washington).
La fièvre hémorragique Ebola a fait 4 033 morts sur 7 399 cas recensés dans 7 pays (Sierra Leone, Guinée, Liberia, Nigeria, Sénégal, Espagne et États-Unis), selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), arrêté au 8 octobre.
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Avec AFP et Reuters

Publiée le : 13 octobre 2014

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